Encore une chasse aux sorcières

Encore une chasse aux sorcières
Vous avez dit crise du Libéralisme !




La crise financière actuelle n'est absolument pas due à un dysfonctionnement des marchés contrairement à ce que certains affirment.

Au contraire, la cause fondamentale et de base provient de la politique monétaire américaine.

Et qui fait de la politique monétaire, le marché ?






Certainement pas le marché libéral, mais bien les autorités publiques (le taux directeur est fixé par la Fed) !

Ainsi le taux de crédit pratiqué, n'a jamais été le taux de crédit « naturel » qui résulterait de la loi du marché et émergerait spontanément de la rencontre entre l'Offre de crédit et la Demande de crédit.

La réserve fédérale des États-Unis a complètement manipulé ce taux de crédit tout d'abord par des taux historiquement bas qui ont encouragé l'emprunt hypothécaire et la consommation au-delà du raisonnable (contrairement à ce que le taux du marché aurait régulé).
En outre, l'état et oui l'état « grâce » à une législation de 1977 (« Community Reinvestment Act ») permet à un établissement d'obtenir sa garantie s'il s'engage en contrepartie à prêter à des personnes à revenus modestes, auxquelles de tels prêts ne seraient sans celle-ci accordés.

Les taux d'intérêt bas et cette législation sur les prêts incitèrent les gens à s'endetter et ont créé l'illusion de richesse, car il n'y a pas eu pour autant plus de biens et de services offerts sur le marché (l'Offre) qu'avant cet ajout de monnaie en circulation.

C'est ce que le prix Nobel d'économie Milton Friedman appelle « l'illusion monétaire ».

Le taux directeur des banques centrales et l'émission de monnaie qui notamment en résulte ne proviennent donc absolument pas d'une autorégulation du marché

Cette politique étatique a donné lieu à un emballement du marché immobilier et les banques ont accordé imprudemment des crédits hypothécaires notamment à des personnes qui avaient peu de possibilités de rembourser.

En outre, la réserve fédérale des USA a d'autorité relevé son taux d'intérêt directeur (entre 2004 et 2006, il est passé de 1% a 5,25 % !).
Ainsi, le prix de l'immobilier a commencé à chuter et dès lors les emprunteurs se sont retrouvés avec une hausse de leurs mensualités alors que la valeur de leur bien diminuait.
En outre, les établissements de crédits, ne purent récupérer leurs mises en vendant les habitations hypothéquées d'où la valse des dépréciations d'actifs qui en résulta.

Les banques afin de réduire le risque et ainsi pouvoir présenter un ratio de fonds propres conforme à la réglementation étatique revendirent leurs créances souvent regroupées avec d'autres (phénomène de « titrisation ») qui à leur tour sont devenues suspectes et créa un phénomène de contagion notamment en Europe ainsi qu'une crise « systémique » de confiance entre les banques (marché interbancaire) qui virent ainsi se tarir leurs principales sources de refinancement ce qui a nécessité des injections massives de liquidités afin de nous sauver d'une crise sans précédent.

Si Di Rupo y voit directement la faillite du système libéral, l'on peut se poser la question de quel système Libéral ?
De quel marché libre il s'agit ?

Au lieu de stigmatiser le Libéralisme et une prétendue instabilité des lois du marché, l'on devrait au contraire stigmatiser l'extraordinaire imperfection de la politique monétaire pratiquée par l'État qui prend des libertés avec les lois économiques de base !
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# Posté le jeudi 09 octobre 2008 16:43
Modifié le jeudi 09 octobre 2008 16:55

STALINE ENCORE EN HAINAUT ! Ma Motion au Conseil Provincial du Hainaut le 16 septembre 2008

STALINE ENCORE EN HAINAUT ! Ma Motion au Conseil Provincial du Hainaut le 16 septembre 2008
Conseil Provincial du Hainaut Séance du 16 septembre 2008 ordre du jour :
___________________________________________

Proposition de Motion relative à :

- 1- « la suppression de l'unique rue JOSEPH STALINE existant encore en Belgique et située dans la commune hennuyère de Frameries à EUGIES »

et visant en outre à

- 2- « contraindre voire réprimer, la négation, la minimisation, la justification, l'approbation, de tout acte portant atteinte à la mémoire collective de victimes de génocide — c'est-à-dire de crimes organisés et systématiques contre un groupe ethnique, politique, culturel ou social — notamment en rendant hommage à un criminel génocidaire notoire »

présentée au vote du Conseil Provincial du Hainaut
par
le Conseiller provincial Bernard BEUGNIES au nom du Groupe MR



I. Développements

Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame, Messieurs les Députés Provinciaux,
Mesdames, Messieurs les Conseillers Provinciaux,
Mesdames, Messieurs,

Trois mois après la mort de Joseph Staline, son successeur Nikita Khrouchtchev en 1956 au cours du Congrés du parti communiste de l'ex-URSS dénonçait ses crimes, ses célèbres purges, ses déportations dans des « Goulags » et surtout son génocide, envers le peuple ukrainien.

Néanmoins, il faudra attendre prés de 40 ans pour avoir une réelle connaissance des crimes de Staline, en effet ce fut dans les années 80, avec l'arrivée au pouvoir de Gorbatchev et de sa « Glasnost » (transparence) et la publication de « l'Archipel de Goulag » par Alexandre Soljenitsyne l'une des victimes de Staline, pour que la plupart des crimes de Staline soient bien connus et pratiquement dans le monde entier, ce qui permis dès lors un véritable travail de mémoire.

L'Holodomor, commis en Urkraine par Staline en 1932-1933 est actuellement reconnu comme un génocide, un génocide par la faim, une extermination systématique et organisée par la faim.

La faim organisée, une famine artificielle et dirigée contre le peuple ukrainien.

Afin d'exterminer systématiquement le peuple ukrainien, des quotas céréaliers exorbitants furent imposés, les grains confisqués, des listes noires introduites ou les villages récalcitrants étaient encerclés par des détachements armés afin de les affamer.
Les affamer alors que l'on exportait de grandes quantités de céréales ou transformait le bon grain en alcool.
L'Urkraine, dénommée avant Staline « le grenier de l'Europe » fut transformée en ghetto d'extermination par la faim.
Durant la Grande Famine organisée de 1932 à 1933, sept à dix millions de personnes, surtout des enfants moururent. En hiver 1932 et au printemps 1933, 25.000 personnes mouraient chaque jour.

À ce jour, notamment les corps législatifs d'Australie, du Canada, d'Estonie, des États-Unis, de Géorgie, de Hongrie, de Lituanie, de Pologne ont reconnu et désigné le Holodomor de 1933-1933 comme le génocide ukrainien.

Le 28 novembre 2006, la Verkhovna Rada (parlement) d'Urkraine a adopté une loi déclarant que l'Holodomor est un génocide.

Leonid Koutchma (ancien Président de l'Ukraine 1994-2004) déclara :

(je cite) « Le Holodomor a été consciemment organisé par le régime stalinien et doit être publiquement condamné par la société Ukrainienne et par la communauté internationale comme étant, par le nombre de victimes, l'un des plus grands actes de génocide de l'histoire universelle » (fin de citation)

Le 30 mai 2007, en Espagne l'Assemblée des députés a condamné : (je cite) « le mépris de la vie humaine et des droits de l'homme qui caractérisent les régimes totalitaires, stalinien comme hitlérien » (fin de citation)

Or,
Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame, Messieurs les Députés Provinciaux,
Mesdames, Messieurs les Conseillers Provinciaux,
Mesdames, Messieurs

 Or, dans notre Province de Hainaut qui, faut-il le rappeler depuis 2001 développe des relations privilégiées avec l'Urkraine, relations dans de nombreux domaines :
la gestion des infrastructures touristiques, les relations culturelles, médicales, scientifiques et relatives à l'enseignement.

 Or, dans notre Province de Hainaut qui a signé un protocole de collaboration et effectue de nombreux échanges avec l'Urkraine.

 Or, dans notre Province de Hainaut qui a une représentation économique à Poltava,

 Or dans notre Province qui le 19 avril 2005 ici même dans cet hémicycle, recevait une délégation d'Ukraine en présence de l'ambassadeur d'Ukraine.

 Or dans notre province de Hainaut, nous avons le triste privilège, privilège exclusif en Belgique d'avoir une rue Staline !

Une rue Staline à Eugies, à exactement 14 km d'ici !

Dans la Province de Hainaut, on rend donc hommage à ce génocidaire !

L'objet premier de ma motion:
est donc tout d'abord de l'adresser à la commune de Frameries pour changer le nom de cette rue
.

Si la dénomination d'une voie publique ne peut être modifiée qu'après avis de la section wallonne de la Commission Royale de Toponymie et Dialectologie et une enquête auprès des habitants de la rue, il ne s'agit que d'avis non contraignants, le conseil communal est seul habilité à décider de la dénomination des voies publiques que ce soit pour donner un nom à une rue qui n'en a pas encore, ou pour changer un nom existant.

Comme suite aux réactions relatées dans la presse, j'ai été très étonné du manque total de conscience politique de certains habitants de cette rue.

Étonné et abasourdi, un habitant osait comparer le Président démocrate des États-Unis John Fitzgerald Kennedy au génocidaire Joseph Staline, tandis que l'autre se souciait exclusivement des petits changements administratifs que cela allait occasionner pour lui.

J'estime que dans ce cas le Conseil communal doit prendre ses responsabilités, car vous conviendrez que l'enjeu dépasse largement l'intérêt des habitants d'une rue et d'une commune.

Si cela est d'intérêt provincial et nous concerne, cela va même bien au-delà de l'intérêt provincial !

C'est d'ailleurs pourquoi, le deuxième objet de ma motion :
à adresser au Parlement vise la motion de « négationnisme ».


En effet, rendre hommage à un génocidaire notoire en laissant par exemple une rue à son nom, car c'est bien le but lorsqu'une rue porte le nom d'une personne n'est-ce pas là du « négationnisme » ?

N'est-ce pas là porter gravement atteinte à la mémoire collective des victimes d'un génocide et aux principes démocratiques sur lesquels notre société est fondée ?

Nous avons une loi pour cela, la loi du 23 mars 1995.
Mais, la loi du 23 mars 1995 tend à « réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l'approbation du génocide commis par (et uniquement) le régime nazi durant la Seconde Guerre mondiale »

Pourtant, la volonté du Conseil de l'Europe est d'élargir la notion de négationnisme, car il n'existe aucune justification objective à ne pas inclure dans le champ d'application de la loi du 23 mars 1995, les actes négationnistes commis à l'égard d'autres génocides et en particulier le génocide stalinien en Ukraine dénommée l'Holodomor (Holod = faim, famine et Moryty = faire souffrir, tuer).

Ainsi, en 1995, les débats sur le sujet ont été intenses à la Chambre des Représentants.

Et la Chambre des Représentants fut d'avis que les auteurs de telles infractions soient :
« les personnes qui nient ou minimisent grossièrement des faits de génocide ou de crimes contre l'humanité, préalablement reconnus comme tels par une juridiction pénale internationale ou par une juridiction pénale d'un État membre de l'Union européenne ».
Un amendement a été présenté, pour prendre aussi en considération les génocides et crimes contre l'humanité qui seraient : « reconnus par le Parlement européen ou une loi d'un État membre de l'Union européenne »

Ce projet de loi a obtenu l'unanimité en séance plénière de la Chambre mais le débat a rebondi au Sénat et l'unanimité obtenue à la Chambre a été remise en cause, ce qui a conduit à l'impossibilité de réaliser un accord de majorité sur un texte permettant d'étendre la loi de 1995 sur le négationnisme.

Le deuxième objet de ma motion vise donc à demander au Parlement d'enfin finaliser cette Loi.

Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame, Messieurs les Députés Provinciaux,
Mesdames, Messieurs les Conseillers Provinciaux,
Mesdames, Messieurs,

II. Je propose donc au vote de notre Conseil provincial la motion suivante :

- 1- Considérant l'intérêt provincial et l'objectif de la province de se donner une image positive.

- 2- Considérant que le nom d'une rue dans une commune hennuyère qui porte le nom d'un génocidaire notoire comme Joseph Staline ne contribue certainement pas à donner une image positive de la Province.

- 3- Considérant qu'en outre la Province de Hainaut noue des relations privilégiées avec l'Ukraine et que le 28 novembre 2006, la Verkhovna Rada (son parlement) a adopté une loi déclarant que l'Holodomor, dont son peuple, a été victime par Joseph Staline est un génocide.

- 4- Considérant que le rapport de la Commission Royale de Toponymie et de Dialectologie sur les règles officielles (Bulletin e la Commission royale de toponymie et Dialectologie – Bruxelles- tome LV, 1981, pages 29-39 III.) précise : « Quant il s'agit de personnes décédées depuis moins de cinquante ans, il faut s'assurer que leur nom mérite effectivement d'être rappelé, dans cinquante ans et davantage, au souvenir des générations futures, parce que l'œuvre de ces personnes ou leur rôle ont été particulièrement remarquable. »

- 5- Considérant qu'au contraire une rue portant, le nom de Joseph Staline, porte gravement atteinte à la mémoire collective de ses victimes et s'oppose aux principes démocratiques sur lesquels notre société est fondée.

- 6- Considérant que garder le nom de Joseph Staline dans une rue c'est lui rendre hommage et par là nier ses crimes ainsi que son génocide, ce qui s'apparente à du « négationnisme »

- 7- Considérant néanmoins que d'une part, après demande d'avis et consultation le conseil communal concerné est seul habilité à décider du changement du nom d'une rue existante et d'autre part, qu'actuellement la loi du 23 mars 1995 tendant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l'approbation d'un génocide ne concerne que le génocide commis par le régime nazi durant la secondaire mondiale.


Le Conseil provincial du Hainaut invite le Conseil Communal de la commune de Frameries :

- 1- Après une « consultation pédagogique » des quelques habitants de la rue Joseph Staline et l'avis de la section wallonne de la commission Royale de Toponymie et Dialectologie à changer dans les plus brefs délais le nom de cette rue.

Le Conseil provincial du Hainaut invite les Parlementaires :

- 2- À reprendre au plus tôt les débats en vue d'étendre la loi du 23 mars 1995 « tendant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l'approbation du génocide commis par le régime nazi durant la secondaire mondiale » à « toutes personnes qui nient ou minimisent grossièrement des faits de génocide ou de crimes contre l'humanité, préalablement reconnus comme tels par une juridiction pénale internationale ou par une juridiction pénale d'un État membre de l'Union européenne ou reconnus par le Parlement européen comme par une loi d'un État membre de l'Union européenne » donc notamment l'Holodomor, génocide de Joseph Staline commis contre le peuple Ukrainien durant la Grande Famine organisée de 1932 à 1933 et exterminant systématiquement sept à dix millions de personnes.

III. La présente motion est envoyée :

- Au Collège communal de la commune de Frameries
- Au Président de la Chambre et du Sénat
- À Monsieur le Premier Ministre Yves Leterme
- À Monsieur le Ministre de la Justice Jo Vandeurzen
- À la Commission Royale de Toponymie et de Dialectologie
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# Posté le jeudi 04 septembre 2008 11:05
Modifié le jeudi 04 septembre 2008 18:11

CRISE GOUVERNEMENTALE LA PLUS LONGUE ?

CRISE GOUVERNEMENTALE LA PLUS LONGUE ?

NON UN GOUVERNEMENT « D'AFFAIRES COURANTES »

N'EST PAS SYNONYME DE « SANS GOUVERNEMENT » ... ET MÊME SI ... !


Après 194 jours de gouvernement « d'affaires courantes » Verhotstadt III succède à Verhofstadt II ?

Est-ce vraiment la plus longue crise gouvernementale ?

Cela demande sans aucun doute d'être relativisé :

Verhofstadt II a été un gouvernement de législature qui a duré 1430 jours (du 12 juillet 2003 au 11 juin 2007), les 194 jours où le gouvernement Verhofstadt II a été un gouvernement « d'affaires courantes » représentent donc par rapport à sa durée totale de 1624 jours (1430 + 194) ; 11,88 % du temps écoulé.

Or, durant la période du 20 octobre 1978 au 17 décembre 1981, soit 1154 jours, l'on compte six gouvernements (Van den Boeynants-Van Elslande ; Martens I ; Martens II ; Martens III ; Martens IV ; Eyskens-Desmarets) qui totalisent uniquement sur une durée totale de 1154 jours (896 + 258), 258 jours de gouvernements d'affaires courantes soit 22,36 % du temps écoulé et donc deux mois (64 jours) de plus que la « crise » actuelle !






Ainsi durant la période de 1971 à 1981, douze gouvernements se sont succédé avec une durée moyenne de dix mois !

La notion de « censure positive », instaurée au niveau fédéral le 14 juillet 1993 lors des « accords de la Saint-Michel » et inspirée de la Constitution allemande qui veut que pour faire tomber un gouvernement la Chambre doit non seulement voter la méfiance, mais aussi proposer simultanément une majorité de rechange a sans aucun doute permis des gouvernements de législature.

L'on peut aussi s'étonner de certaines réactions quasi de panique où l'on serait soi-disant « sans gouvernement » (sic).

L'on avait pourtant un gouvernement des « affaires courantes », ce qui est loin d'être synonyme de « sans gouvernement » (sic).

La notion « d'affaires courantes » reste singulièrement imprécise donc sujette à interprétations et les différentes « crises » ont fait que dans les faits la notion s'est étendue notamment aux « affaires urgentes » ainsi durant la crise de l'hiver 1978-1979, le gouvernement « d'affaires courantes » a décidé l'envoi de troupes belges au Zaïre.

En outre, avant la période de 1981 la Belgique francophone n'était en pratique pas régionalisée.

Les lois d'août 1980 ont organisé la Région wallonne et les lois de janvier 1989 la Région bruxelloise qui sont notamment compétentes en matière de politique économique et d'aménagement du territoire et la révision constitutionnelle de juillet 1988 a complètement communautarisé l'enseignement.

Toutes ces matières échappent au gouvernement fédéral et dès lors un gouvernement fédéral « d'affaires courantes », ne saurait plus les « affecter ».

L'on peut aussi s'étonner de la confiance qu'à une grande partie de la population aux possibilités et aux pouvoirs d'un gouvernement qui par exemple peut par un « coup de baguette magique » lutter contre l'augmentation des prix due à la hausse du coût du pétrole.

En économie de marché, une hausse des prix est un indicateur de rareté du bien par apport à la demande de celui-ci.

Cette hausse de prix incite donc les consommateurs à prendre spontanément des mesures afin d'économiser ce bien et dès lors les producteurs à lui trouver le plus rapidement possible des produits de substitution.
Toute intervention directe des pouvoirs publics dans le prix ne peut que freiner cette évolution.

Dès lors ne gouverne-t-on pas toujours trop ?
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# Posté le lundi 24 décembre 2007 10:35
Modifié le mercredi 26 décembre 2007 06:14

IL N'Y A PAS A PRIORI DE RACES DE CHIENS DANGEREUX !

IL N'Y A PAS A PRIORI DE RACES DE CHIENS DANGEREUX !
Intervention au Conseil communal de la Ville de Mons le 18 juin 2007 suite à une interpellation visant à interdire sur le territoire de la Ville certaines races de chiens











Mon épouse MARYSE avec
mon feu regretté Rotweiler DARK et mon berger Malinois VOX












Il me paraît beaucoup plus adéquat de légiférer sur le sujet au niveau fédéral, car ce ne serait pas très commode d'être confronté à une multitude de règlements lorsque l'on part avec son chien.

Néanmoins, à Mons nous possédons un excellent règlement communal que l'on pourrait effectivement perfectionner, notamment en prévoyant l'éducation des chiens et surtout des Maîtres dans des clubs agréés.

Mais certainement pas un règlement basé sur la race des chiens.

Ainsi en Belgique le 21 octobre 1998, le ministre alors en charge de l'Agriculture décida d'introduire l'obligation d'identification, d'enregistrement et d'inscription auprès des autorités communales, de tous les chiens appartenant à 13 races auxquelles étaient attribuées des caractéristiques agressives.

Cet Arrêté a été annulé par le Conseil d'État le 31 mai 1999.

Dans les considérations motivant cet arrêté, il est littéralement indiqué :

« De prendre des mesures de responsabilisation des propriétaires de certains chiens disposant d'un potentiel de dangerosité ou ayant montré des signes d'agressivité »

Actuellement l'objectif des autorités est d'aborder la problématique des agressions par le biais d'une législation non liée aux races.

Je regrette beaucoup que certains bourgmestres et de quels que partis qu'ils soient s'entêtent à faire le contraire.

La position du Président de l'Union des Villes et des communes Wallonnes est claire à ce sujet, (je cite) : « Le monde scientifique est d'avis qu'une classification basée sur la race n'est pas une bonne classification » (fin de citation)

En effet, cette position est démagogique et inefficace la preuve en est des échecs, en Allemagne et en France, les deux seuls pays où sous la pression des médias et sans avoir consulté le moindre vétérinaire comportementaliste la législation est basée sur la race.
Les chiens sont classés en différentes catégories comme des chiens d'attaque ou des chiens de défense et il est prétendu que l'agressivité est génétique et en relation avec l'apparence.

Une espèce de délit de sale gueule pour chien !

- Inefficace, car quid des croisements ?

- Les spécialistes retiennent le chiffre de 30% à 50 % en moyenne comme part de la génétique dans l'expression d'un comportement, l'autre part étant déterminée par la socialisation et le dressage.

En outre, si l'on interdit certaines races des éleveurs peu scrupuleux créeront des chiens agressifs de substitution appartenant à d'autres races

Ainsi, il ne faut environ que cinq ans pour modifier par la sélection le comportement d'une race de chien.

Il suffit de sélectionner les chiens les plus dominants, voire les plus agressifs – il existe des tests pour cela – de les dresser à l'agressivité et de procéder chaque fois à des reproductions sélectives entre les plus agressifs à chaque génération.

Cela a été le cas par exemple pour des Dobermans, eux créés par croisement au 17e siècle par Monsieur Doberman, collecteur d'impôt et utilisés par les SS pour rattraper les prisonniers évadés. Ce chien a actuellement perdu ce caractère d'agressivité, il n'a d'ailleurs jamais été repris dans la liste des races dites agressives.

Aux USA le Labrador est considéré comme un chien agressif.
L'American Pit Bull Terrier était l'une des races les plus appréciées, un chien estimé et aimé par une large partie de la population.
Il fut utilisé pour représenter les États-Unis lors de la Première Guerre mondiale
Des personnages célèbres comme Charlie Chaplin, Théodore Roosevelt ou Hélen Keller possédaient des Pit Bulls.
En 1917, Stubby, un Pit Bull, devient le chien le plus décoré de l'histoire pour avoir sauvé plusieurs soldats et capturé un espion allemand alors qu'il servait dans l'armée française.

Ce sont des éleveurs peu scrupuleux qui sous l'effet de mode, ont transformé certains Pit Bull en chien de combat pour des combats de chiens et ensuite ont cultivé leur agressivité.

Les origines du Rottweiler se perdent dans la nuit des temps, les Phéniciens l'auraient introduit au VIIe siècle av. J.-C.
Son nom vient de la toute petite ville de Rottweil qui avait abrité une colonie romaine et au moyen âge comme la petite ville devient un centre important de commerce, son rôle principal était de maintenir les troupeaux des marchands de bétail ou de tirer les carrioles des bouchers.

Il est donc facile si l'on interdit des races de chiens dites dangereuses, de trouver, de créer des chiens de substitution comme les bergers allemands, les malinois, les labradors, les Beaucerons, les mâtins de Naples, les Saint-Bernard, enfin pratiquement tous les chiens et d'entretenir leur agressivité!

Vous pouvez aller dans un café situé avant la Place d'Harmignies, il y a un américain staff fort en liberté, tous les clients caressent.

En 1999, lors du tremblement de terre de Turquie j'ai participé au sauvetage de personnes survivantes sous les décombres avec mon Rotweiler entraîné.

Mon « requin » (sic) comme les nomment l'urgentiste de l'Hôpital de Jolimont a sauvé des vies humaines et vous voudriez l'interdire !

En ce qui concerne les services d'urgence, en 2001, une étude en Belgique francophone dirigée par le professeur Kalm dans les services d'urgence des grandes villes portant sur les enfants de moins de 16 ans et une autre étude réalisée par le vétérinaire Rudy De Meester en Belgique néerlandophone sur 5.095 enfants de 8 ans, donnent les résultats suivants :

- 65% des enfants sont mordus à la maison et 8 cas sur 10 par le chien de la maison.

À la maison, dans tous les cas, l'enfant était seul avec le chien.
Effectivement comme le prétend le docteur Papadopoulous urgentiste à l'Hôpital de Jolimont, les régions anatomiques mordues le plus souvent sont le visage et la tête (46% des cas) mais dans 78% des cas étaient du fait de chiens qui mangeaient.

Cela n'a rien à voir avec des chiens qui attaqueraient d'office ces parties du corps par ce « qu'ils auraient cela dans le sang ». Pour qu'un chien le fasse il faut qu'il soit dressé pour.

Une étude canadienne confirmée par une étude néerlandaise démontre que si les agressions par les pit-bulls sont médiatisées, qu'elles sont rares, 400 pour 1000.000 morsures

Et ces études confirment les deux études belges : les morsures les plus fréquentes sont effectuées par le chien de famille, des chiens apparentés au labrador ou berger allemand ou Golden Redtriever.

- Ici la prévention est simple l'on ne laisse jamais un enfant seul à la maison avec un chien.

Il est évident qu'il faut légiférer, mais certainement pas sur base des races

- Il faut surveiller certains éleveurs dans leur sélection, les chiens agressifs ne peuvent servir à la reproduction.

- Contrôler les importations de chiens venant des pays de l'Est et dont on ignore les origines.

- Les maîtres doivent fréquenter des clubs afin de socialiser leur chien et surtout d'être éduqué au dressage d'un chien.

- Ils ne doivent pas non plus fréquenter n'importe quels clubs, il convient de les agréer, car dans les clubs, croyez-moi il y a aussi des fous !

- L'on pourrait aussi à l'école primaire dans certains cours introduire des maîtres expérimentés avec leur chien afin d'initier les enfants à adopter un comportement approprié avec leur chien.


C'est le prix à payer pour vivre dans une société " Chiens admis"

NB:

bibliographie sur le sujet.
Je vous recommande tout spécialement "Le Chien agressif" de Joël Dehasse"




# Posté le mardi 19 juin 2007 09:49
Modifié le jeudi 19 juillet 2007 18:26

"IMMORALITE POLITIQUE" (sic) DE LA PART DU PRESIDENT DU P.S. !

"IMMORALITE POLITIQUE" (sic) DE LA PART DU PRESIDENT DU P.S. !
« Immoralité politique » (sic) de la part du Président du P.S. !



Pour reprendre un propos « Royal », quand le président du P.S. martèle que les libéraux lorsqu'ils étaient au gouvernement dans les années 80 sans le P.S. n'ont pas fait mieux que ce dernier n'avait fait précédemment, relève d'une totale « immoralité politique » !








- Du 03 juin 1977 au 21 septembre 1981, soit en 4 ans 2 mois et 18 jours, huit gouvernements se succèdent sans la participation des Libéraux : leur durée de vie moyenne est donc de 6 mois et dix jours !

- Le 17 septembre 1981, c'est le premier gouvernement Martens-Gol, gouvernement de législature complète, les Libéraux gouvernèrent avec les sociaux-chrétiens, cette coalition se prolonge deux fois et prend fin le 08 mai 1988 : les socialistes sont donc ainsi exclus du pouvoir pendant une période de 5 ans 6 mois et 23 jours.

Dans les années 1970, les différents gouvernements à participations socialistes pensèrent juguler la crise par une politique d'inspiration keynésienne largement interventionniste.
Le « déficit spending » était le remède miracle : les pouvoirs publics devaient consommer davantage et engager du personnel ; ils pouvaient s'endetter et même être en déficit budgétaire, car ils allaient ainsi relancer la machine économique et après la période de crise allait succéder une période de boum économique durant laquelle les pouvoirs publics verraient automatiquement des moyens rentrer et leur déficit se résorber.

Ainsi, les pouvoirs publics vécurent largement au-delà de leurs moyens, le P.S. pratiqua le clientélisme « tous azimuts », les dépenses dépassent la production : prés de 1% en 1977, plus de 3% en 1979 et plus de 5% en 1980 !

En septembre 1981 la Belgique embourbée dans les conflits institutionnels est laissée pour exsangue :

- Le P.N.B. en croissance constante depuis l'après-guerre régresse (de - 1,6%).

- Le taux d'inflation est de 7,6%

- La balance commerciale toujours excédentaire est devenue déficitaire dés 1977 ; le déficit en 1981 est de 235 milliards, nos importations ne sont plus couvertes par nos exportations qu'à concurrence de 90% et le franc belge qui avait été pendant des décennies une monnaie forte subit une perte de confiance de la part de nos partenaires commerciaux.

- Le mali du budget de l'état augmente de façon spectaculaire, le solde net à financer est de 475 milliards de 13% du P.N.B. soit le double par rapport à 1979 (6,5%) !

- La dette totale de l'État, qui s'élevait à 928 milliards à la fin des 1975, dépasse les 1.900 milliards le 31 décembre 1980 (le P.N.B. s'élevait à 3.500 milliards.)

- Les impôts passent de 600 milliards en 1975 à 1.000 milliard en 1980.

- Malgré des engagements massifs par les pouvoirs publics — entre 1974 et 1981, l'emploi a augmenté de 35 % dans les provinces et communes, de 14,5% dans les ministères et de 22% dans les corps dits spéciaux — en 1980 l'on dépasse les 320.000 chômeurs auxquels il faut ajouter 66.000 chômeurs partiels alors qu'en 1975 les statistiques officielles faisaient état de 175.000 chômeurs complets.
Ces engagements massifs par les communes dans les années 80, font notamment que, par exemple la ville de Mons à majorité P.S. / P.S.C., doit contracter des emprunts pour couvrir un déficit de trésorerie de 2 milliards 200 millions FB ; emprunts que les Montois n'ont pas encore actuellement terminé de payer !



Dès le 17 septembre 1981, le Gouvernement Martens-Gol avec la participation des Libéraux décide de renverser la vapeur et le redressement est spectaculaire
:

- En 1983, le défit de la balance commerciale est déjà ramené à un peu plus de la moitié de ce qu'il était en 1982.
À la fin de 1985 les exportations augmentent en volume de l'ordre de 30% par rapport à 1981 et la balance commerciale est à nouveau en équilibre, elle fait même apparaître un boni de 150 milliards de FB en 1986

- Dans son rapport annuel relatif à l'exercice 1984, la Banque Nationale fait remarquer qu'au cours de cette année, l'expansion de l'économie belge s'est accélérée : en prix constants, la valeur ajoutée par l'industrie augmente de 4,5% par rapport à l'année antérieure, résultat qui n'avait plus été atteint depuis 1974 !

Le taux de croissance réelle du P.I.B. (prix constant 1985) est de 5% en 1988 alors qu'il était de -1% en 1981 : Ces résultats sont les meilleurs réalisés en Europe occidentale depuis le choc pétrolier des années 1970 !

- Le taux d'inflation diminue de façon spectaculaire, il descend à 6,3% en 1984 pour atteindre 5% en 1985 et en 1986 l'augmentation moyenne des prix de détail est de l'ordre de 1,3% !

- En 1987 le solde net à financer de l'État est ramené à 8,3%, contre 13% en 1981 !

- En 1987, la période de dévaluation révolue (en février 1982, de 8,5%), le pouvoir d'achat des ménages évoluent vers la hausse et la baisse des taux d'intérêt provoque une reprise de la construction et des logements.

- Si le taux de chômage reste préoccupant, la régression est amorcée : 11,4 % en 1982 (4,7% hommes et 17,9 % femmes) et 10,2 % en 1988 (6,9 % hommes et 15,4 % femmes) par rapport à la population active.

Les déclarations du Président du P.S. s'apparentent à des grands-parents qui ont vécu au-delà de leurs moyens et qui reprocheraient à leurs enfants de conseiller à leurs petits enfants de réduire leurs dépenses pour pouvoir payer les dettes que les grands-parents ont contractées !
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# Posté le lundi 28 mai 2007 19:11
Modifié le samedi 02 juin 2007 04:18