Ce ne sont pas les écolos qui ont inventés les écotaxes mais les Libéraux néo-classiques !

Ce ne sont pas les écolos qui ont inventés les écotaxes mais les Libéraux néo-classiques !
Ce ne sont pas les écolos qui ont inventés les écotaxes mais les Libéraux néo-classiques !


Les Libéraux classiques dans leurs recherches en vue d'atteindre l'optimum social et plus particulièrement une allocation optimale des ressources grâce à la formation spontanée des prix en économie de marché n'avaient pas pris en considération certains « effets externes négatifs ».

Il peut s'agir du côté de l'Offre du producteur du coût social de la pollution due à la fabrication de certains produits et qu'il n'incorpore pas dans son prix de revient.

Comme la théorie classique enseigne que les producteurs maximisent leur profit en produisant une quantité qui fait que le coût de la dernière unité produite (coût marginal) est égal à la recette de la dernière unité produite (recette marginale), si le coût privé est inférieur au coût social, la quantité produite sera excessive par rapport aux quantités qui auraient dû être produites pour atteindre une allocation optimale des ressources.

Dès lors les Libéraux néo-classiques et plus spécialement l'économiste britannique Arthur Cecil Pigou (1877-1959), préfigurent l'économie de l'environnement : « Pollueur Payeur ».
Ainsi, en vue d'atteindre une allocation optimale des ressources qui prenne en compte les « effets externes négatifs » comme la pollution, mais aussi un seuil raisonnable de pollution, Arthur Pigou dans les années 50 préconise « d' internaliser » les « effets externes négatifs », via « une taxe instrumentale » par unité produite.

Les pouvoirs publics vont ici fixer une norme générale de pollution tolérable (rejet de Co2) et en augmentant progressivement la taxe (instrumentalisation) tout en laissant aux différents producteurs aux coûts (marginaux) de dépollution différents, le choix entre payer ou dépolluer, vont pousser chacun d'entre-deux à dépolluer jusqu'à ce que le coût de leur dernière unité de dépollution (marginale) soit égal au montant de la taxe par unité produite.

Les entreprises aux coûts de dépollution les plus faibles seront donc amenées à réduire plus leurs émissions ou à rechercher à fabriquer des produits de substitution non polluants (bio-plactics) que les entreprises qui ont des coûts les plus élevés et les pouvoirs publics pourront toujours agir via la « taxe instrumentale » sur la norme générale de pollution tolérable.

En outre, un marché de la dépollution pourra se créer, les entreprises plus performantes en la matière pouvant louer leurs services à celles dont le coût de dépollution est supérieur à la taxe.

Les néo-Libéraux comme ceux de l'école du « Public Choice » et plus spécialement le Prix Nobel d'économie (1991) Ronald Coase établira en 1960 que lorsque les coûts de transaction sont minimes (négociations), car les droits de propriété sont établis entre un ou quelques pollueurs et pollués, qu'une solution privée contractuelle entre eux est préférable à une intervention des pouvoirs publics.

Quant à la taxe à la consommation, sauf pour les « biens club », c'est-à-dire des biens dont l'excédent de consommation des uns nuit à la consommation des autres — phénomène d'encombrement : modulation du prix de la communication téléphonique — elle ne vise pas à internaliser des externalités négatives, mais se dit incitative.
Dans ce cas, il faudrait connaître l'élasticité de la demande du bien par rapport à son prix, c'est-à-dire les pourcentages de variation de la demande par rapport aux pourcentages de variations du prix.
Si les pourcentages de variation de la demande sont minimes, le produit est dit inélastique, c'est le cas lorsqu'un gouvernement augmente les droits d'accise sur les cigarettes, produit fortement inélastique.
Dès lors, les recettes fiscales augmentent, mais les taxes sont pratiquement sans effet sur la diminution de la consommation et donc aussi la production.

Il existe aussi des effets externes positifs, un exemple connu cité par le prix Nobel d'économie (1977) James Meade (1907-1995) c'est celui du producteur de pommes à côté d'un apiculteur et qui n'est pas payé pour le service qu'il rend à ce dernier. Mais c'est aussi le cas de la plupart des innovations qui peuvent être encouragées par des incitants fiscaux.

Enfin, en ce qui concerne les « écobonis » (subventions), également à vocation incitative, mais ici le Prince choisit de donner une carotte plutôt d'un coup de bâton.
Leurs efficacités dépendent aussi de l'élasticité de la demande par rapport aux prix.
En outre, les « écobonis » peuvent réaliser un « effet d'aubaine », c'est-à-dire que même sans le cadeau fiscal, certains consommateurs auraient de toute façon préféré ce produit.

Ils n'internalisent en aucune façon un effet externe positif, mais récompensent le fait de ne pas produire un effet externe négatif.
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# Posté le lundi 19 mars 2007 18:43
Modifié le lundi 16 juillet 2007 04:41

Restaurer l'esprit d'entreprise en Hainaut grâce à son enseignement

Restaurer l'esprit d'entreprise en Hainaut grâce à son enseignement
Le 13 Février 2007
Intervention au conseil provincial du Hainaut:

« Restaurer l'Esprit entrepreneurial par l'enseignement »»

Par Bernard Beugnies
Conseiller Provincial : « Président de la Commission formation »







Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame, Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,
Mesdames, Messieurs,

Un article signé Jean Pierre Stroobant dans le Monde du 9 novembre 2006 commence par ces phrases :

(Je cite) « La Wallonie vient d'enregistrer le taux de chômage le plus élevé de son histoire : 19 % de la population active.
La situation a incité les patrons wallons, mercredi 7 novembre, à mettre en cause le système éducatif de la région francophone belge : la moitié des chômeurs n'a pas de diplôme de l'enseignement secondaire et des milliers de postes restent vacants, faute de qualification suffisante des candidats
» (fin de citation)

Un ouvrage paru il y a quelques jours sur le « Plan Marshall » intitulé « Le plan prioritaire de la Wallonie » édité par l'UCL confirme ce fait.

Par ailleurs, Le CRIOC (Centre de Recherche et d'Information des Organisations des Consommateurs) constate qu'au cours de ces dix dernières années le pouvoir d'achat a diminué de plus de 2% et que cette diminution a plus spécialement touché les plus démunis.

Même l'actuel Premier Wallon, adepte de la méthode Coué et de la « suggestologie », n'est pas parvenu dans ses récentes déclarations à suggérer une « pensée positive » (sic) à l'égard du taux de chômage wallon !

En ce qui concerne plus particulièrement le Hainaut, je ne vous apprends rien si je vous dis que depuis des années la Province de Hainaut reste la Province de Belgique qui cumule les handicaps socio-économiques et en particulier chez les jeunes où le taux de chômage des moins de 25 ans dépasse toujours les 30 %, soit deux fois plus que la moyenne des quinze.
Cet état des lieux a d'ailleurs été souligné l'année dernière par notre Gouverneur lors de sa mercuriale du 6 octobre 2005.

État des lieux constaté malgré les nombreuses aides, notamment européennes et régionales, à tel point que le Trends/Tendances du 12 mai 2005 titrait :
(je cite) « Le Hainaut mérite-t-il l'argent européen ? » (fin de citation)

Il ne faut pas perdre de vue que même si parfois l'on se réjouit de voir notre taux de croissance du Produit Intérieur Brut tendre à s'inscrire dans le taux de croissance moyen européen, que notre handicap de départ demeure par rapport à ce dernier.

Il paraît pourtant évident que pour rattraper quelqu'un qui ne vous attend pas, il faut nécessairement courir plus vite que lui et que plus l'on attend pour le faire, plus vite il faudra courir par la suite pour le rattraper !

Je ne veux pas entrer dans la polémique de l'utilisation des aides européennes en Hainaut, mais un fait m'interpelle plus que tout autre :

C'est que des études récentes viennent encore nous confirmer que notre région figure parmi les régions les moins entreprenantes d'Europe.

Ainsi, l'équipe du «Gem» (Groupe d'Economie Mondiale) établie à Londres et comprenant des chercheurs du monde entier concluait que seulement 3,9 % de la population en âge de travailler avait été impliquée dans la création d'une activité nouvelle au cours des 42 derniers mois alors que la moyenne pour les pays de l'Union Economique Européenne est de 8,3%.

L'année dernière lors de mon intervention je rappelais les constats et thèses émises depuis des années par de nombreux économistes et sociologues :

Une Culture négative et en particulier « une espèce de fatalisme ambiant, une peur de l'avenir, un manque de foi en ses possibilités, une mentalité d'échec et d'assisté sont la cause d'un déficit « entrepreneurial» en Hainaut »
Depuis les ouvrages du sociologue Max Weber, nous savons qu'il existe une forte corrélation entre « l'état d'esprit » d'une population et l'état son économie.

Le professeur Michel Quévy de l'UCL a confirmé cette thèse à de nombreuses reprises dans ses recherches sur le déclin wallon.

Autrement dit il ne sert à rien de polémiquer sur l'utilisation des aides européenne en Hainaut si un déficit entrepreneurial persiste.

Veuillez m'excuser de l'expression, mais elle est parlante ; l'on a beau injecter toutes les aides possibles :

« L'on ne sait pas faire boire un âne qui n'a pas soif ! »


Le courrier hebdomadaire du CRISP (N° 1919-1920) (Centre de Recherche et d'Information Socio-Politique), portant le titre « Le plan Marshall pour la Wallonie » dans ses conclusions corrobore cette thèse en ce qui concerne l'injection pervue d'un milliard d'euros sur quatre ans.

Si d'une part il constate que dans une économie ouverte et de petites tailles, l'effet macroéconomique de cette injection est pratiquement négligeable, d'autre part il ajoute (je cite) :

« Mais, c'est sans doute en termes d'image et d'évolution sociologique que le plan peut produire ses effets les plus profonds et les plus durables.

Le plan peut contribuer à faire mieux accepter par les Wallons la nécessité dans laquelle la Région se trouve d'entreprendre et de créer de l'activité économique marchande.

Par ailleurs, le plan Marshall comporte un appel explicite à un changement d'état d'esprit qui apparaît comme la principale innovation sociologique (...), son insistance sur la nécessaire création d'activités économiques marchandes permet de penser qu'il s'agit d'une attitude générale plus favorable à l'esprit d'entreprise
» (fin de citation)


D'autres constats s'imposent :

Des économistes français ont dernièrement établi une « Loi des 15% », propre à une économie moderne de croissance.
C'est à dire que suite aux mutations technologiques de plus en plus rapides et des nouveaux marchés qui se créent :
Annuellement 15% d'emplois se détruit, mais est au moins compensé par 15% d'emplois qui se crée dans des nouveautés.
C'est ce que l'économiste Schumpeter appelait le processus de « destruction créatrice ».

Dès lors, alors qu'il était possible par le passé d'envisager sa vie auprès d'un même employeur et dans des conditions de relative stabilité, le travail de demain s'exercera dans la diversité, dans une grande mobilité et dans une constante réadaptation.

En outre, l'évolution actuelle vers une économie fondée sur les services donnera de plus en plus l'opportunité à de nombreuses personnes de lancer leur propre entreprise.

Dès lors, les compétences et les attitudes entrepreneuriales sont devenues dans de nombreux domaines les compétences essentielles à acquérir.

Or, le dernier rapport « Gem » (Groupe d'Economie Mondiale) sur l'activité entrepreneuriale, auquel j'ai fait référence, précise :

(Je cite) « Par ailleurs, l'enseignement, en particulier au niveau primaire et secondaire, n'encourage pas des comportements entrepreneuriaux comme la prise d'initiative, la créativité et l'autonomie.
Ce jugement négatif, aux yeux des experts, peut expliquer le manque d'allant et d'envie des jeunes à l'option entrepreneuriale de leur carrière professionnelle.
En comparaison avec la plupart des pays européens, la Région semble baigner dans une mentalité et un contexte Culturel qui n'encouragent pas les comportements entrepreneuriaux, la prise de risques et la création d'entreprises.
» (fin de citation)

À cet égard, je dois vous dire que durant la dernière législature, lors des visites de la « Commission Enseignement » dans différentes institutions scolaires provinciales des régions du Hainaut, j'ai été particulièrement enchanté par la qualité de notre enseignement et son innovation dans de nombreux domaines.
Néanmoins, un point m'a interpellé : Lorsque j'interrogeais des élèves sur leurs intentions de créer leur propre emploi, notamment comme indépendant; très rares étaient ceux qui répondaient positivement.


Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame, Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,

Pourtant... pourtant, j'ai acquis la conviction que notre enseignement provincial peut devenir le moteur du développement et de la diffusion d'une Culture entrepreneuriale et dès lors jouer un rôle essentiel dans le développement de notre province.

La diffusion à moyen terme dans le Hainaut de l'esprit entrepreneurial grâce à notre enseignement, facteur essentiel de relance ; vous imaginez quel projet ambitieux qui peut à jamais valoriser notre institution provinciale !

Les outils nous les avons :

- Le recentrage sur notre métier de base essentiel que constitue notre enseignement, reconnu pour ses innovations pédagogiques.

- «Hainaut développement», qui pourrait aussi jouer un rôle de relais entre le monde de l'enseignement et celui de l'économie.

À nous dès lors d'exploiter à fond ces atouts et d'établir un vaste projet dans ce sens en utilisant pleinement nos compétences, nos ressources humaines et de provoquer des synergies mobilisatrices.

La volonté nous l'avons aussi :

Le point 1 de la note de politique provinciale 2006, titre :

(je cite) « Un enseignement innovant » (...) ; « Privilégier l'innovation pédagogique » (...) ; « La Province, en tant que Pouvoir Organisateur, prône le changement plutôt que la continuité :
elle adaptera ses méthodes aux réalités pour évoluer en même temps que la société
(...) »

« Continuer à former les professeurs à l'enseignement par compétences »

« Aujourd'hui, nous devrons poursuivre notre travail en définissant et en maintenant les grands axes sur lesquels reposeront nos projets »

- En outre, lors de son intervention à l'occasion du budget 2007, Madame la Députée provinciale, a longuement insisté sur (je cite) :

« La nécessaire adéquation entre une formation de qualité et les attentes du marché », qui « est plus que criante ».

(Je cite toujours) « Il nous faudra aussi développer davantage notre enseignement qualifiant (...), en organisant encore une meilleure adéquation entre formation et emploi, ou en continuant à former les professeurs à l'enseignement par compétence. »

« Parmi les actions envisagées, nous devons notamment continuer à privilégier l'innovation pédagogique (...) comme nos écoles du futur » (fin de citations)

Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame, Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,

Voilà donc bien ce que je propose :

Que l'axe 1 de notre enseignement provincial vise :

« La création et la diffusion de l'esprit entrepreneurial »


La question essentielle que je me suis posée et qui a été l'objet de ma recherche, a été :


Peut-on réellement enseigner l'entrepreneuriat ?


Vous remarquerez que je parle d'entrepreneuriat plutôt que d'esprit d'entreprise.
L'entrepreneuriat est un terme plus général que l'esprit d'entreprise, c'est ce que les Anglo-saxons nomment l'entrepreneurship

Le concept d'entrepreneuriat ne consiste pas seulement à créer sa propre entreprise, mais à créer son propre emploi.

Il s'agit de former des acteurs de la vie sociale qui ne soient pas appelés à occuper un poste, mais à le construire.

Pendant longtemps en Europe, l'entrepreneuriat a été considéré comme non enseignable, car disait-on :

« Enseigner l'entrepreneuriat ne pouvait relever d'une démarche optimisée et reproductible à l'infini. »


Il a fallu attendre les années 80 pour que des premières formations voient le jour, mais elles sont encore restées trop limitées aux écoles supérieures de commerce.
Où depuis une d'années seulement au système éducatif supérieur.(Fondation Free)

Néanmoins, un pas de géant était accompli :

L'entrepreneuriat, n'était plus considéré comme une qualité innée, mais devenait une discipline d'esprit et d'action qui désormais pouvait être l'apanage de beaucoup pour peu qu'on les y forme ou les renforce.

Dorénavant, l'on considère donc que l'on peut :

« Apprendre à entreprendre ».

Si une formation entrepreneuriale n'aboutit pas nécessairement à des créations effectives d'entreprises, elle vise à encourager des attitudes d'autonomie, de réactivité et à travailler en équipe ou en réseau.

Elle forme au développement de soi et à la capacité à traduire des idées en projets.

Il s'agit de former maintenant des acteurs de la vie sociale et entrepreneuriale qui ne soient pas appelés à occuper un poste pour lequel ils sont momentanément qualifiés, mais à le construire !

- Dans le milieu des années 90, en Belgique, la réforme de l'enseignement qualifiant prône ces qualités, qualités qui visent surtout selon le paradigme de « l'employabilité » à l'acquisition de compétences, compétences transférables d'un type d'emploi plutôt qu'à la préparation à un emploi spécifique.

Le Décret-mission de 1997, formalise l'existence de profils qui place le paradigme des compétences au centre du projet scolaire actuel.

- En février 2001, le rapport du Conseil de l'éducation de l'Union européenne comporte une section entière à la nécessité de développer l'esprit d'entreprise « tout au long du parcours d'éducation et de formation »... « Tout au long »

- En Espagne, depuis 2004-2005 l'enseignement de l'entrepreneuriat est intégré dès le primaire dans les programmes scolaires et un guide du professeur intitulé « l'esprit d'entreprendre, moteur du futur » a été distribué à l'ensemble des professeurs espagnols

Ainsi, l'entrepreneuriat s'étend et devient progressivement un nouveau concept pédagogique.
Il n'est pas une discipline académique comme aux États-Unis, ni une matière, mais une attitude consistant à promouvoir sous différentes formes, une démarche pas seulement de création d'entreprise, mais de son propre emploi :

L'objectif essentiel de l'enseignement devint progressivement de former à devenir l'entrepreneur de sa propre carrière !

Il faut néanmoins constater qu'en Europe, et plus particulièrement chez nous en Communauté Française que cette approche reste timide, manque de structures et de méthodes dans son application.

Nous évoluons encore beaucoup trop dans une Culture de l'imitation au métier trouvé et de l'imitation des gestes professionnels :


Nous devons désormais entrer dans une Culture de l'initiative du métier à inventer ou à recréer.

L'entrepreneuriat n'est pas une somme de qualifications, il s'agit d'un vrai changement Culturel à insuffler.
Changement qui doit être construit à l'école pour ensuite se diffuser dans tout le corps social.


Et là,

Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame, Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,

Je pense que les Québécois nous montrent la marche à suivre....

Depuis quelques années, l'objectif du gouvernement Québécois est d'insuffler la fibre entrepreneuriale aux jeunes et le plus tôt possible.

Ainsi, l'enseignement Québécois est entièrement orienté vers cette démarche dés les primaires, l'entrepreneuriat est devenu dés le départ la compétence transversale essentielle.

- Un premier plan d'action scolaire triennal 2004-2005-2006, sous l'appellation « Défi de l'entrepreneuriat jeunesse » avec le sous-titre révélateur « Mon avenir à ma manière » a été élaboré et vient de se terminer avec des résultats probants.
Dans le but de diffuser cet esprit dans toute la société, une première journée nationale de la Culture entrepreneuriale a été inaugurée le 16 novembre 2006.

Le Ministère de l'Éducation, du Loisir et des Sports a fait élaborer sous le titre « Invitation à la Culture Entrepreneuriale » un « Guide d'élaboration de projet à l'intention de tout le personnel enseignant»

Ce guide constitue une réflexion pédagogique sur l'entrepreneuriat en tant que valeur éducative et vise surtout à mieux outiller le personnel enseignant dans la concrétisation de projets à valeur entrepreneuriale.

- Une campagne de sensibilisation a été mise sur pied.

- Des modules de formations pour les enseignants ont été réalisés en coopération avec les organisations professionnelles où des entrepreneurs sont associés aux programmes de formations.

Et une stratégie mûrement réfléchie avec la participation de nombreux acteurs a débouché sur un vaste plan d'action.

Ainsi, une série de moyens concrets sont utilisés ; je vous en cite :

- La conception d'activités pédagogiques adaptées à l'enseignement primaire et secondaire :

Cette démarche suppose la mise en œuvre de programmes spécifiques pour les enseignants qui par la suite deviendront des agents multiplicateurs en formant d'autres enseignants au sein du pouvoir organisateur.

- La création d'un site Internet de formation (Guide du maître et de l'élève)

- La production de documents didactiques de soutien ainsi que des activités de sensibilisation.

- Le développement d'un réseau d'écoles micro-entreprises

- La mise en place d'un cours intitulé : « Lancement d'une entreprise »

- La création d'évènements et de lieu d'échange, notamment en organisant des colloques qui réunissent des initiateurs de projets, des entrepreneurs et différents intervenants voués à la diffusion de l'entrepreneuriat et à ses valeurs en milieu scolaire.

- La création de clubs d'entrepreneurs étudiants

- L'organisation de concours sur la réalisation la plus originale ou sur le Meilleur projet éducatif à l'esprit d'entreprendre :


Ainsi, un concours Québécois en entrepreneuriat qui s'adresse aux jeunes du milieu scolaire se déroule jusqu'au 19 mars 2007.

- Identification des meilleures initiatives afin de les généraliser et de constituer un centre de ressources mis à la disposition des acteurs éducatifs.

- La mise sur pied d'un réseau de personnes ressources et de soutien à la mise en œuvre d'activités.

- L'appel à des personnes reconnues pour leur réussite, leur compétence dans différents secteurs et pratiquant vis-à-vis des jeunes le mentorat.

Dans beaucoup de cas, ces personnes sont en fin de carrière ou à la retraite et donc disponibles.

- Enfin, des entrepreneurs sont invités lors des activités scolaires ; ceux-ci viennent livrer un témoignage aux jeunes et partager leur expérience.

Les entrepreneurs, peuvent ainsi êtes perçus comme des modèles à suivre.

En effet, il faut être conscient que si la perception de l'efficacité s'acquiert par le biais des expériences personnelles, elle s'acquiert aussi par l'exemple donné par autrui, c'est ce que l'on appelle « l'expérience vicariante » :

« Pour être fier d'entreprendre il faut nécessairement pouvoir être fier de ceux qui entreprennent ! »

C'est donc l'inverse de ce qui est chez nous trop souvent de mise :
« La Culture de la médiocrité », où l'on a peur de mettre en évidence ceux qui réussissent.

Pour avoir l'envie d'entreprendre les jeunes ont besoin de modèles de réussite et dans notre région plus que partout ailleurs !

Ainsi, pas plus loin que la semaine dernière une assistante sociale du CPAS de la Ville de Mons me déclarait qu'actuellement il n'était pas rare de venir en aide à une famille où l'on comptait la troisième génération de Minimexés !

Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame, Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,

Je pense que notre enseignement provincial est l'enseignement qui peut le mieux réussir ce pari.
Il peut mieux réussir ce pari, car l'enseignement provincial a déjà levé des obstacles majeurs tant dans la rigidité des programmes que dans les méthodes pédagogiques.

Les exemples ne manquent pas :

- Ainsi, « l'école du futur » :

«L'école du futur» se base essentiellement sur «l'apprentissage par projets».

L'apprentissage par projet consiste à comprendre des concepts et des principes par des réalisations de projets de manière à construire un savoir dans un champ illimité de la connaissance.

La méthode des projets s'appuie sur un processus naturel qui est celui de l'action :

L'élève poursuit un but qui l'intéresse et trouve ainsi l'énergie pour acquérir les connaissances nécessaires à sa réalisation.

Les enseignants deviennent des personnes ressources

Je pense qu'il faut aller plus loin encore, car « Le projet entrepreneurial », s'appuie lui sur l'idée d'une production qui crée un bien, un service, un événement.

Il s'agit ici de produire de la nouveauté, d'innover, de mener des actions en vue d'un bien, d'un service, d'un événement à créer qui ont une valeur dans notre milieu parce qu'ils répondent à un besoin.

Si la structure est semblable, entre « l'apprentissage par projets » et « le projet entrepreneurial » ce qui distingue essentiellement le projet entrepreneurial, c'est qu'il ne produit pas seulement un savoir, mais... qu'il est mobilisateur en générant une action originale et inédite.

Autre exemple :

- Dans notre enseignement supérieur, là « le projet entrepreneurial » est d'application dans certaines sections.

Ainsi, en Hainaut Occidental dans la section «graduat en agronomie» :


Seulement un tiers d'environ 130 étudiants de première parvenait à obtenir le diplôme de fin d'études.

Sous l'appellation évocatrice « : « Cartes en mains pour entreprendre », dorénavant « un projet entrepreneurial » couvre les trois années :

- En première année un séminaire de confiance en soi a été mis au point.

Il est suivi par la recherche d'un projet et des visites d'entrepreneurs performants

- En deuxième année le projet choisi est accompagné techniquement.

- Et en troisième année avec la collaboration de l'Intercommunale IDETA et de la «Maison de l'Entreprise», l'on passe au travail de fin d'études.
Ce travail porte sur la faisabilité et la réalisation concrète du projet, c'est-à-dire aussi à la création de son propre emploi.

Création de son propre emploi dans des domaines offrant des débouchés par exemple : l'élevage, la fabrication de fromages, etc.

Après des résultats encourageants, la section kinésithérapie compte appliquer très prochainement la méthode.


- Et enfin, un exemple très tôt..., dans notre enseignement primaire :

- «L'école Victor Mirguet» en collaboration avec une pédagogue exerçant en France dans différents milieux scolaires, a l'année scolaire dernière parfaitement réussi l'expérience : « d'un projet entrepreneurial » .
Des enfants de 10 à 12 ans sont passés du rêve à la réalité :

Dans une démarche interdisciplinaire, les enfants sont partis à la découverte de Mons.
Cela a débouché par la création d'une maquette autour de laquelle les enfants ont élaboré des textes, poèmes, dessins, photos...

Afin, le tout a été imprimé dans un ouvrage qui a été présenté par les enfants lors d'une conférence de « presse-événement » tenue à l'Hôtel de Ville de Mons.

Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame et Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,

Vous pouvez constater que dans l'enseignement provincial hennuyer il existe un potentiel indiscutable à développer un apprentissage et une pédagogie de « l'esprit d'entreprendre » et de « l'entrepreneuriat ».

Je vous propose que tout notre système éducatif évolue rapidement et activement vers la systématisation et la généralisation de ce concept !

Il faut absolument, forger l'avenir du Hainaut par des actions qui ciblent l'amont du processus entrepreneurial, c'est-à-dire à un stade où l'envie d'entreprendre prend consistance.

Cela suppose dès lors, une politique inscrite dans le long terme, politique qui cible en premier lieu l'enseignement : Notre enseignement !

Je vous propose que l'enseignement provincial devienne le fer de lance d'un changement de mentalité, changement qui sera diffusé dans tout le corps social de notre province et constituera dès lors le moteur essentiel d'un développement endogène hennuyer.

- Concrètement je pense qu'il faut constituer « un Groupe » qui mettra en œuvre ce projet ; rassemblera tous ceux qui ont déjà effectué ce genre d'expérience dans notre enseignement, rassemblera aussi tous ceux qui veulent apporter leur savoir-faire au projet : enseignants, pédagogues, mais aussi entrepreneurs externes.

Ce « Groupe » apportera tout le soutien nécessaire au corps professoral et diffuser partout dans le Hainaut ce changement Culturel.
- Effectuer une mission au Québec afin de prendre les contacts nécessaires et se rendre compte concrètement des résultats que les Québécois ont obtenus en vue d'une collaboration future sur ce plan, me semble aussi opportun.

- Il faudrait aussi, me semble-t-il, mettre sur pied :

« Un observatoire pédagogique de l'esprit entrepreneurial »


Cet observatoire aurait pour mission d'évaluer la progression du projet et les résultats obtenus.


Nous avons les ressources et les compétences humaines adéquates !


Monsieur le Président,
Monsieur le Gouverneur,
Madame et Messieurs les Députés Provinciaux,
Chers Collègues,

Je pense qu'il n'y a pas de temps à perdre, car il s'agit d'un travail de longue haleine dont on pourrait voir, j'en suis, des résultats concrets et importants à la fin de cette législature.

Mais quel travail exaltant !

C'est un projet ambitieux, mais je le crois très sincèrement, c'est un projet vital pour notre province et... quel défi, quel défi pour notre institution provinciale :

« La Province de Hainaut réapprenant les Hennuyers à entreprendre ! »

Merci de votre attention.
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# Posté le dimanche 11 février 2007 04:10
Modifié le lundi 09 juillet 2007 06:37

UN AUDIT EXTERNE POUR CHARLEROI C'EST BIEN, MAIS... C'EST LOIN D'ETRE SUFFISANT!

UN AUDIT EXTERNE POUR CHARLEROI C'EST BIEN, MAIS... C'EST LOIN D'ETRE SUFFISANT!
L'audit externe tant réclamé par l'ensemble de l'ex-opposition au conseil communal de Charleroi a été dépêché par la Région wallonne et est donc a pieds d'œuvre.

Il s'agit d'un expert indépendant et c'est fort bien.

Quelle est la mission de ce dernier et que va-t-il faire ?

Effectuer un véritable travail de « renifleur de tiroirs » afin de découvrir des documents et des archives révélant d'éventuels dysfonctionnements et d'y sortir d'hypothétiques cadavres des placards.
Cela permettra, dit-on, de repartir sur de bonnes bases d'autant plus que l'on compte remédier à la situation en installant dans le système de nouveaux mécanismes de contrôles et cela essentiellement en renforçant les règles.

La mission de l'audit externe est certes utile, mais son intervention se place strictement sur le plan de la découverte, grâce à des documents probants, d'anomalies par rapport aux règles formelles administratives et légales déjà en principe imposées.

Si la mission de l'audit externe est certes utile, elle est loin d'être suffisante, car elle ne permet pas d'aller très loin dans la réflexion.
En outre, l'attitude qui consiste à renforcer les règles en cas de dysfonctionnement est obsolète, car elle s'installe en plein dans le fameux « cercle vicieux bureaucratique » tant décrié par les sociologues des organisations.

Les recherches et les interventions effectuées dans ce domaine, (notamment par Michel Crozier fondateur de l'analyse stratégique .) ont mis en évidence que paradoxalement plus il y a de règles, plus il y a de possibilités d'autonomie : l'acteur garde toujours un espace de liberté qu'il utilise à des fins stratégiques.
Ainsi, l'introduction de nouvelles techniques de contrôle accroît les comportements de protections et donne une importance démesurée aux zones non régulées formellement qui subsistent toujours amenant plus d'effets pervers qu'elle ne conduit à une efficacité accrue

Il s'agit avant tout grâce à des enquêtes « qui se situent en dehors des tiroirs » de « faire parler le terrain », d'y débusquer l'informel qui met en évidence la structure réelle et les modes de régulation, afin d'en faire ressortir — avec toute l'empathie nécessaire — les logiques et les rationalités du point vue des acteurs dans leurs conduites et comportements.

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'important n'est pas la précision des objectifs finaux ou du nouveau fonctionnement à construire, mais c'est l'impulsion d'une nouvelle dynamique qui permet aux acteurs concernés par le changement de réfléchir et d'expérimenter concrètement et librement – notamment grâce à des groupes de travail au sein des services – d'autres modes de fonctionnement concrets et de régulation culturelle du système en amenant progressivement au changement des modes de comportement et des mentalités.
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# Posté le mardi 07 novembre 2006 09:32
Modifié le lundi 16 juillet 2007 04:41

Pour "une bonne Gouvernance Libérale"

Pour "une bonne Gouvernance Libérale"
Pour une « Bonne Gouvernance Libérale »


Par Bernard Beugnies
- Maître en management public (Business School Solvay)
- Licencié en Sciences Politiques et Administratives (fucam)































1. Origine du terme « Gouvernance » et types de « Gouvernance »



Le terme « Gouvernance » en français du XIIIe siècle était synonyme de « gouvernement », c'est-à-dire l'art et la manière de gouverner.
Au XIVe siècle, il devient en anglais « Governance » avec la même signification pour tomber ensuite en désuétude.

En 1937, l'économiste d'origine britannique Ronald Coase (prix Nobel en 1991) appartenant au courant libéral autrichien, publie un article « The Nature of the firn » où il explique que le marché n'est pas le seul lieu de coordination des agents, mais que la firme émerge, car par des modes de coordination interne, elle permet de réduire les coûts de transactions.

Cette théorie, redécouverte dans les années 1970 par les économistes dits institutionnalistes et en particulier Olivier Williamson (U.S.A. 1932-), permet de définir « la Gouvernance » comme les dispositifs mis en œuvre par la firme afin de mener des coordinations efficaces soit internes ou par contrats externes afin de réduire les coûts de transactions.

Le terme « Corporate gouvernance » que l'on peut traduire par « Gouvernance d'entreprise » est ainsi utilisé tout au long des années 1980 et relève donc du vocabulaire technique du « management » et de la « sociologie des organisations ».

À cet égard, l'on peut citer l'ouvrage plus récent d'Henry Minzberg « Structure et dynamique des organisations » (1999), qui met en évidence cinq mécanismes de coordination dans les organisations : l'ajustement mutuel, la supervision directe, la standardisation des procédés, la standardisation des résultats et la standardisation des qualifications.

Mais dés la fin des années 1980, le terme « Gouvernance », est employé dans les sciences politiques anglaises, il vise à transformer les modes de gestions des administrations locales, l'on parle alors de « local gouvernment » ou de « urban governance », terme qui sera généralisé pour tout ce qui est relatif au « management des pouvoirs locaux ».

Dans les années 1990, le terme sera employé par les institutions internationales (Banque Mondiale, F.M.I.) et dans le P.N.U.D (Programme des Nations Unies pour le Développement) notamment l'expression « good governance » qui se définit par rapport à l'existence d'un État de droit, de la démocratie, d'une gestion participative, de la transparence des institutions, de l'efficacité de la gestion, d'un cadre favorable à la libre entreprise et de la lutte contre la corruption.

En outre, pour le PNUD, l'État, le secteur privé et la société civile constituent les trois agents indissociables de la « Gouvernance ».
L'O.C.D.E. (Organisation de Coopération et de Développement Economique) et en particulier son service de gestion publique dénommé PUMA, pour une « bonne Gouvernance », s'attache en particulier à mettre l'accent sur six aspects : l'obligation de rendre des comptes par rapport aux objectifs fixés ; la transparence et l'ouverture ; l'efficience et l'efficacité notamment dans les services rendus ; la réceptivité des attentes de la société civile ; la primauté du droit en toute égalité et transparence et la prospective en anticipant les problèmes prévisibles suite à l'évolution de la société.

À ce sujet, le 29 avril 2000 naissait statutairement dans cet esprit « la Société Wallonne de l'Évaluation et de la Prospective » dont l'objet est de promouvoir une évaluation démocratique et participative très proche de celle développée par le programme PUMA de l'O.C.D.E. et qui a pour ambition d'associer l'évaluation et la prospection dans une démarche stratégique et sociétale.

En 1991, le Club de Rome définit les objectifs de la « Gouvernance » : fournir la sécurité, la prospérité, la cohérence, de l'ordre et la continuité. Et le « Livre blanc » sur la « Gouvernance européenne » cite les principes de « bonne Gouvernance » : l'ouverture et la transparence des institutions ; la plus large participation des citoyens à tous les stades de la décision politique ; la responsabilité accrue des institutions ; l'efficacité des actions définies sur bases d'objectifs clairs et évaluables ; la cohérence et la compréhension des politiques.

En outre, avant de lancer une initiative, il est essentiel de vérifier systématiquement :
que l'intervention des pouvoirs publics est réellement nécessaire ; que le niveau européen est le plus adéquat (principe de subsidiarité) et que les mesures choisies sont proportionnées par rapport aux objectifs fixés.

Aujourd'hui des indicateurs de « Gouvernance » construits sur base d'enquêtes ou de sondages ont été élaborés, ainsi certains portent sur les droits politiques et les libertés civiles : liberté d'expression et d'association, indépendance du système judiciaire, autonomie des citoyens, consultation du peuple...
Actuellement, l'on peut estimer qu'il est possible de recenser prés de 140 bases de données ou indicateurs permettant d'éclairer sur divers aspects de « la Gouvernance » ; exemples : « l'indice de perception de la corruption » ; « l'indicateur de Freedom House » relatif aux droits civils et politiques...

L'on peut donc mettre en évidence deux conceptions de « la Gouvernance » : une approche « technico-gestionnaire » et une approche plus dynamique prenant aussi en compte les valeurs politiques, les faits sociaux et culturels basés sur le « Développement Humain Durable » (DHD).
À cet égard, la « Gouvernance » prend un caractère global et transversal comprenant une dimension politique, économique et administrative.



2. « Pour une Gouvernance Libérale »


Un des traits majeurs de « l'attitude Libérale », consiste en une méfiance systématique à l'égard du pouvoir et de la « contrainte » : « l'on gouverne toujours trop ».

Janes Rosenau « Turbulence in world politics. A theory of change and continuity » (1990 Prinleton University Press) a appelé une « Gouvernance sans gouvernement », c'est-à-dire une société internationale qui s'institutionnalise de plus en plus et a recours à des mécanismes multiples d'ajustements mutuels, de coordinations et de régulations spontanés tout en étant dépourvue d'une instance supranationale.

« La Gouvernance Libérale » surgit d'accords multiples sur des valeurs communes, d'objectifs dégagés au cours de négociations associant les différents acteurs privés et publics de tous les niveaux et élaborés grâce à des mécanismes de dialogues assurant la participation de tous dans des jeux d'échanges permanents.

En pratique, surtout lorsque la dimension devient mondiale nous ne pouvons « coordonner l'inconnu qu'en l'incitant à s'ordonner lui-même ».

« La bonne Gouvernance Libérale » consiste à créer les conditions favorables à la mise en mouvement des innombrables acteurs pour des projets.
Les actions de millions d'individus, placés dans des situations différentes et ayant des préférences, des désirs différents voire des rationalités différentes — il n'y a pas de rationalité universelle — sont ainsi coordonnées au moyen de systèmes d'échange et de dialogues.

« La bonne Gouvernance Libérale », est donc aux antipodes d'une organisation centralisée ainsi qu'à l'utopie d'un « gouvernement mondial ».
Contrairement à ce que pensent les socialistes « constructivistes » « planificateurs » et certains « rationalistes », dans une société de Liberté — ce qui implique la Liberté d'être différent et de poursuivre ses propres buts — tout « ordre » n'est pas le résultat d'un dessein, d'intentions et ne présuppose pas une finalité, mais est le résultat d'un processus spontané.
En outre, l'adaptation spontanée à l'inconnu est la clé de toute évolution positive.

« Une bonne Gouvernance Libérale », doit évaluer cas par cas, si la mise en oeuvre spontanée de règles de comportements non légiférés n'est pas possible et préférable à la législation, car celle-ci n'est certainement pas toujours bonne en elle-même.
Or, il est incontestable que l'on assiste à une inflation législative qui risque en voulant bien faire à en faire trop et dans les faits au lieu de protéger nos Libertés de leur porter atteinte.
Ainsi, la Constitution européenne, qui ressemble plus à un mode d'emploi, aurait dû comme c'est le propre d'une Constitution, se limiter à énumérer de grands principes. C'est aussi souvent le cas des programmes des partis politiques qui veulent tout prévoir et « oublient » de rappeler les valeurs intemporelles qui sont à l'origine de leur création et qui conditionnent des conduites et des comportements spontanés.

Pourtant en ce qui concerne la Constitution européenne, le programme de travail de la Commission sur le « Livre Blanc » de la « Gouvernance européenne » précisait : « La définition de la gouvernance retient qu'elle désigne les règles, processus et comportements qui conditionnent la qualité de l'exercice des pouvoirs européens : responsabilité, visibilité et effectivité. »

Moins d'Etat, moins de législation, promotion dans la transparence des associations et des personnes et la participation de celles-ci dans le processus d'établissement des normes, c'est essentiellement cela la « gouvernance Libérale ».

Les économistes du « Public Choice », en particulier le prix Nobel (1986) Janes Buchanan et Gordon Tullock, dont les objectifs ont été essentiellement de comprendre comment fonctionnent les processus de décision qui gouvernent l'allocation des services publics, nous ont démontré que les individus soient employés dans une entreprise privée ou publique ils restent identiques et que c'est dans les services publics que les individus ont le plus de possibilités de laisser libre cours à la maximation de leurs intérêts individuels, que ceux-ci convergent ou non avec « l'intérêt général ». Dès lors, « les pouvoirs publics garant de l'intérêt général » est un mythe comme d'ailleurs celui de l'État.

Déjà en 1863, Frédéric Bastiat disait de lui : « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre au dépend de tout le monde »



3. Une « Gouvernance Libérale » à tous les échelons de pouvoir et en particulier à l'échelon des entités locales (communal – provincial)


« La Gouvernance », peut s'entendre à tous les niveaux : local, régional, national, européen, mondial.
« La Gouvernance Libérale », cesse de penser en termes d'institutions et de pouvoirs hiérarchisés pour œuvrer horizontalement.
Les multiples centres de décisions tant publics que privés sont « mis en réseau » et œuvrent conjointement dans une société active à des propositions, à l'élaboration et à la mise en oeuvre des suivis « politiques ».

L'on passe ainsi d'une institution imposée et rigide à une institution négociée née spontanément des interactions de l'ensemble des acteurs impliqués.
Ce construit social non figé, réside sur des territoires donnés à géométrie variable en fonction des problèmes à résoudre.

Dans la cité, les acteurs tant publics que privés sont réunis en partenariat autour d'une stratégie commune et d'un projet fédérateur. Ce dernier, mobilise, donne un sens à l'action urbaine et cristallise toutes les énergies. Il fait naître ou accentue un sentiment d'appartenance à la cité et donne une identité marquée à la Ville devenue désormais le principal moteur du développement.

La « Culture » ambiante doit inciter les citoyens au goût du risque afin de créer ou de recréer « l'esprit d'entreprise » base de l'innovation et d'un comportement positif source de l'attractivité de la Ville et d'un haut potentiel local.
A Mons « l'attractivité de la Ville » et la « stimulation de l'esprit d'entreprendre », sont les axes prioritaires du projet de Ville 2015 ».

Le tout est de se poser la question de savoir si « Mons Capitale européenne Culturelle en 2015 » constitue un projet suffisamment mobilisateur pour les citoyens montois et si oui comment susciter l'adhésion de la population ?

À cet égard stimuler « l'esprit d'entreprise » est essentiel, en effet les régions urbaines du pays connaissent des évolutions récentes d'emploi très différentes, la croissance de l'emploi inférieur à la moyenne nationale — dont Mons — s'expliquant par : « un comportement régional négatif traduisant une faible attractivité ou un potentiel local limité » (voir Laurence Moyart « service aux entreprises et développement régional» de boeck 2006 )

En outre, divers travaux montrent que la présence de « services aux entreprises » constitue un des moteurs essentiels de la dynamique urbaine et d'un développement différencié (45% des écarts) et ne sont plus exclusivement une activité induite, « sous-produit » des activités industrielles dont la spécialisation constitue actuellement un handicap structurel.

La « bonne gouvernance », comme je l'ai précisé notamment en ce qui concerne les résolutions prises par le « Club de Rome », ne se borne pas à une meilleure allocation des ressources, mais comprend un volet éthique en vue d'une « gestion transparente et responsable ».

À l'échelon municipal, à Charleroi, l'opposition a présenté une série de propositions « pour une gestion plus saine de la Ville de Charleroi » Celles-ci précises notamment certaines incompatibilités de mandats, met en place des dispositifs afin d'éviter des conflits d'intérêts, le clientélisme ou à profiter de sa position ; de plus, un contrat de gestion doit définir des objectifs en début de législature qui doivent faire l'objet d'un suivi et une évaluation constante.

La sécurité est aussi une préoccupation constante des Libéraux et donc d'une bonne « gouvernance Libérale ».

En effet, les Libéraux sont fondamentalement attachés au respect des libertés individuelles et au droit de propriété pour tous.

Or, comment garantir notre Liberté, base de notre démocratie dans un climat d'insécurité et de peur qui risque de se transformer en psychose collective !

Pour les Libéraux, la recherche de la sécurité ne doit et ne peut porter atteinte aux libertés, mais doit en assurer un meilleur exercice.

En outre l'insécurité n'est-elle par le terreau de l'extrême droite ?
Or, dans des Villes comme Charleroi et Mons, la sécurité reste la préoccupation essentielle des habitants.

Là aussi une approche multidisciplinaire (parents, médecins, enseignants, éducateurs, policiers, voisins, citoyens...) doit être mise en œuvre, car la police même dite de proximité ne peut agir seule.

Dans ce domaine aussi, l'adhésion et la responsabilisation des citoyens sont essentielles, car un effectif de police même doublé ne peut pallier la négligence de certains et l'indifférence notamment vis-à-vis de ses voisins.

Il faut donc amener progressivement les citoyens à coopérer au maximum avec une police et des agents qui leur sont devenus familiers.
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# Posté le dimanche 02 juillet 2006 17:38
Modifié le lundi 16 juillet 2007 04:41

DES FRAIS FINANCIERS EN MOINS POUR LES MONTOIS !

DES FRAIS FINANCIERS EN MOINS POUR LES MONTOIS !
Le SOIR
Dimanche 9 avril 2006
VALÉRY SAINTGHISLAIN


Mons Moins chers que des emprunts à court terme
La Ville songe aux billets de trésorerie

L'idée vient des bancs MR et fait son petit bonhomme de chemin. Tout bon, paraît-il, pour les finances communales.


À Mons, l'idée a été soulevée par le chef de file du MR communal, BERNARD BEUGNIES

. « Ce procédé peut être très intéressant pour les emprunts à court terme, insiste ce dernier. Les finances communales pourraient effectuer des gains substantiels en terme de taux d'intérêt. »





Mons envisage sérieusement de recourir à l'émission de billets de trésorerie pour soulager ses finances et accroître sa capacité d'emprunt à court terme.
La pratique n'est pas neuve. Elle a déjà cours à d'autres niveaux de pouvoir, comme la Communauté française, la Région wallonne ou les provinces, celle de Hainaut notamment.

Des villes aussi s'y sont essayées aussi, avec bonheur semble-t-il. C'est le cas de Gand et de Louvain. Côté francophone, Liège a émis en août 2001 pour 100 millions d'euros de billets de trésorerie.

À Mons, l'idée a été soulevée par le chef de file du MR communal, BERNARD BEUGNIES

« Ce procédé peut être très intéressant pour les emprunts à court terme, insiste ce dernier. Les finances communales pourraient effectuer des gains substantiels en terme de taux d'intérêt. »

C'est là en effet le principal avantage de la formule. Le billet de trésorerie est un billet au porteur négociable, émis par une entreprise ou une institution autre qu'un organisme bancaire pour lui procurer des capitaux à court terme.

Interrogé par le député montois Richard Miller, par ailleurs échevin des finances MR de la Ville de Mons, sur l'opportunité pour les communes de recourir aux billets de trésorerie, le ministre de tutelle Philippe Courard (PS) a souligné l'utilité de cet instrument qui sert à la fois d'emprunt pour l'émetteur et d'investissement pour l'acquéreur.

« Les billets de trésorerie sont négociés en dehors de l'activité des crédits bancaires, a rappelé le ministre. Le contact est noué directement entre l'emprunteur et le prêteur. L'intermédiaire (que l'on nomme aussi « l'arrangeur », NDLR) se contente de mettre en contact de l'offre et la demande. Et le taux auquel ils s'accordent est, en conséquence, soustrait aux taxes et marges bancaires liées à la prise de risques dans le chef d'organismes bancaires. »

Jusqu'à 2 % de moins

Que le taux classique

En clair, l'économie réalisée peut atteindre 2 % de différence sur le taux d'un emprunt classique. Sur des dizaines, voire des centaines de milliers, et pourquoi pas des millions d'euros empruntés, le jeu en vaut la chandelle.


À Mons, des réunions d'information se sont déjà tenues entre des représentants communaux, les hauts fonctionnaires concernés et la banque Dexia qui jouerait le rôle d'arrangeur. Elles se sont révélées positives. L'échevin des finances Richard Miller vient de confirmer qu'il soumettra une note d'information au collège après le congé de Pâques.
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# Posté le mardi 11 avril 2006 11:48
Modifié le lundi 16 juillet 2007 04:41